T-STUDIO
Architetti
07.02.10
UNETERNAL CITY
DIONISOCITY
DIONISOCITY
Originate dalla geografia dei luoghi, le forme virali emergono dal sottosuolo stimolando la proliferazione di "anticorpi" in grado di aggredire il tessuto malato della città contemporanea, le sue disomogeneità qualitative, le ferite inferte sul suo corpo, le sue sacche di degrado. Gli anticorpi sono cellule proliferanti in grado di dare alla città ciò che oggi le manca maggiormente: luoghi d'incontro e di relazione, magneti che attraggono talenti, palcoscenici di liberazione dionisiaca della sua energia creativa.
Abitare le diverse quote muta l’orizzonte interiore e trasforma il nostro quotidiano. Allontanarsi dal suolo, anche senza raggiungere grandi altezze o grandi profondità, genera forti emozioni. I virus di Uneternal Rome sono le forme e i sensi del mondo sotterraneo ma anche le prospettive e la leggerezza del mondo aereo, svincolato dai percorsi del labirinto urbano, unificante nello sguardo che legge le complessità, che consente più letture e una revisione dei segni e dei significati in più direzioni.
Nello spessore della città convivono ma non comunicano due labirinti paralleli. Il nostro percorso quotidiano ignora la seconda città fatta di reperti archeologici, cavità, condotti, gallerie, tunnel, corsi d’acqua, infrastrutture, reti tecnologiche. Una città sotterranea specchio della città di superficie e delle sue esigenze: il vuoto delle cave è generato dai suoi pieni; le reti metropolitane e ferroviarie collegano i nodi urbani; le reti telematiche e telefoniche supportano comunicazione e conoscenza; gli acquedotti, i condotti elettrici e i gasdotti, innervano risorse vitali.
Nella profondità, come nuova dimensione, è possibile organizzare su più livelli le innumerevoli funzioni tecnologiche richieste dalle metropoli del futuro, sperimentare nuovi spazi pubblici caratterizzati da movimenti verticali e obliqui, alternativi alla città storica orizzontale. La quota zero, liscia, piano di riferimento dello spazio pubblico urbano, si corruga di pieghe e fessurazioni realizzando nuove e inedite spazialità. Un intervallo che scavalca e ingloba la linea di terra, una sezione urbana che mostra le relazioni che nel tempo la città ha stabilito con la storia e con la geografia dei luoghi.
Il progetto individua i luoghi dove la forma virale del sotterraneo si espande in superficie integrandosi alla città in elevazione per rivitalizzare il sistema urbano. L’emersione vulcanica del sottosuolo da attività devastante diventa per Roma un fattore positivo. I luoghi scelti sono quelli delle occasioni da sempre mancate, volee da recuperare per rilanciare una città eterna, che cambia più velocemente del cuore di un mortale.
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DIONISOCITY
Originated by the geography of places, viral forms emerge from the subsoil stimulating a proliferation of ‘antibodies’ able to attack the diseased fabric of the contemporary city, its uneven quality, the wounds inflicted on its body, its pockets of decay. The antibodies are proliferating cells able to give the city that which it most lacks: meeting places, magnets that attract talent, stages of liberation of a Dionysian creative energy.
Inhabiting different heights changes the interior horizon and transforms our daily routine. Distancing oneself from the ground, even without reaching great heights or depths, provokes powerful emotions.
The viruses of Uneternal Rome are the forms and meanings of the underground world, but also the perspectives and lightness of the aerial world, freed from the routes through the urban labyrinth, unified in the look that reads their complexity, allowing several readings and a review of the signs and meanings in several directions.
Two parallel labyrinths co-exist in the density of the city but do not communicate. Our daily travels ignore the second city consisting of archaeological finds, cavities, conduits, galleries, tunnels, water courses, infrastructure and technological networks. An underground city mirrors the surface city and its needs: the space of the quarries is generated by their solids; underground and railway networks connect the urban centers; computer and telephone networks support communication and knowledge; aqueducts, power lines and gas pipes innervate vital resources.
In the depth, as new dimension, it is possible to organize the numerous technological functions required by the cities of the future on several levels, to try out new public spaces marked by vertical and diagonal movements, alternatives to the historic, horizontal city. Zero height, the smooth reference level of public urban space, crumples with folds and fissures creating new spaces. An interval that excavates and encircles the line of the ground, an urban section that shows the relationships the city has established over time with the history and geography of its places.
The project identifies the places where the viral form of the underground expands on the surface, integrating with the city in elevation to revitalize the urban system. The devastatingly active volcanic surfacing of the subsoil becomes a positive factor for Rome. The chosen places are those of the occasions that have always been lacking, volleys to be caught to relaunch an eternal city, which changes faster than the heart of a mortal.
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DIONISOCITY
Générées par la géographie des lieux, les formes virales émergent du sous-sol, tout en stimulant la prolifération d’anticorps en mesure de s’attaquer au tissu malade de la ville contemporaine, aux blessures infligées à son corps, à ses poches de dégradation. Les anticorps sont des cellules proliférantes capables de donner à la ville ce qui lui manque le plus aujourd’hui: des lieux de rencontre et de communication, des aimants attirant les talents, des scènes pour la libération dionysiaque de son énergie créative.
Habiter les différents niveaux change notre horizon et transforme notre quotidien. S’éloigner du sol, même sans atteindre des hauteurs ou des profondeurs importantes, génère des émotions.
Les virus de Uneternal Rome, ce sont les formes et les sens du monde souterrain, mais aussi les perspectives et la légèreté du monde aérien, libéré des parcours du labyrinthe urbain, unificateur dans le regard qui lit les complexités, offrant plusieurs lectures et permettant de reconsidérer les signes et les significations selon plusieurs directions.
Dans l’épaisseur de la ville, vivent deux labyrinthes parallèles. Notre parcours quotidien ignore la deuxième ville, faite de fouilles archéologiques, de cavités, de conduites, de galeries, de tunnels, de cours d’eau, d’infrastructures, de réseaux technologiques. Une ville souterraine, reflet de la ville de surface et de ses exigences, dont dépend depuis toujours sa vitalité et son efficacité: le vide des carrières souterraines reflète ses terre-pleins; les réseaux métropolitains et ferroviaires relient ses nœuds urbains; les réseaux télématiques et téléphoniques véhiculent sa communication et ses connaissances; les aqueducs, les canalisations électriques, les gazoducs, innervent ses ressources vitales.
La profondeur est vécue comme une nouvelle dimension, dans laquelle les innombrables fonctions technologiques propres aux métropoles du futur peuvent s’organiser sur plusieurs niveaux et où l’on peut expérimenter de nouveaux espaces publics, caractérisés par un labyrinthe vertical de nouveaux parcours, transversaux et obliques, en alternative à la ville historique horizontale.
Le niveau zéro, lisse, étage de référence de l’espace public, se fronce sous l’effet de plis et de fissurations, aboutissant à des typologies d’espace tout à fait inédites. Un sas permettant de franchir et d’englober la ligne de terre, une section urbaine montrant les relations que la ville a établies au fil de son histoire et selon sa géographie. Le sous-sol de Rome est une ressource qui demande à être redécouverte et reproposée.
Le projet identifie les lieux où la forme virale du souterrain se répand en surface en s’intégrant à la ville qui s’édifie afin d’en revitaliser le système urbain. De nouvelles centralités naissant dans les lieux d’interconnexion entre la ville de surface et la ville souterraine. L’émersion volcanique du sous-sol devient pour Rome, d’activité dévastatrice qu’elle était, un facteur positif, une nouvelle géo-énergie pour la réorganisation urbaine. Les lieux choisis sont ceux des occasions manquées depuis toujours, à saisir au vol pour relancer une ville éternelle qui change plus vite qu’un cœur de mortel.
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